
Vente aux enchères de vaches et génisses Blonde d’Aquitaine
23 juin 2026AURIVA lance l’OPU-FIV en ferme
Une nouvelle solution pour valoriser les meilleures femelles et accélérer le progrès génétique
Pour des génisses à fort potentiel, des vaches d’élite, des femelles gestantes ou des animaux ne répondant pas aux protocoles classiques de production d’embryons in vivo : AURIVA Élevage lance aujourd’hui son service « OPU-FIV en ferme » – Ponction ovocytaire (OPU) / Fécondation in vitro (FIV) – , une innovation désormais accessible partout en France directement dans les élevages.
Première entreprise de sélection française à proposer ce service à grande échelle sur le terrain, AURIVA renforce l’accompagnement des éleveurs et de leurs objectifs par une solution biotech pensée pour multiplier plus rapidement les meilleures génétiques, sans déplacement des animaux.
Déjà utilisée depuis 10 ans lors d’opérations spécifiques menées par le laboratoire de Denguin, la technologie OPU-FIV est désormais déployée sur toute la zone AURIVA mais aussi à l’échelle nationale et internationale grâce à la formation des équipes terrain spécialisées en transplantation embryonnaire.
Une solution adaptée aux élevages et aux donneuses à fort enjeu génétique
L’OPU-FIV en ferme s’adresse aux élevages souhaitant accélérer leur progrès génétique, sécuriser des lignées d’intérêt ou développer des programmes de reproduction plus intensifs.
Cette technique permet notamment de travailler :
- des génisses à haute valeur génétique,
- des vaches en production,
- des femelles gestantes jusqu’à 90 jours,
- des vaches âgées,
- ou encore des animaux présentant un bon potentiel folliculaire mais ne répondant pas aux protocoles classiques de production d’embryons in vivo.
Grâce à des prélèvements réalisables tous les 15 jours, les éleveurs peuvent augmenter rapidement le nombre d’embryons produits à partir de leurs meilleures donneuses et réduire l’intervalle générationnel au sein du troupeau.
« L’OPU-FIV en ferme offre une nouvelle flexibilité aux élevages. Elle permet de travailler des donneuses au profil complémentaire à celles utilisées en collecte d’embryons classique, tout en simplifiant fortement les protocoles de préparation »
Serge LACAZE, Responsable Biotechnologies chez AURIVA
Une technique souple et performante
Concrètement, l’OPU-FIV consiste à prélever des ovocytes directement sur la donneuse par ponction folliculaire, le tout guidée par échographie. Les ovocytes sont ensuite maturés, fécondés puis cultivés jusqu’au stade blastocyste (J7-J8). Les embryons produits sont alors transférés dans des femelles receveuses ou congelés pour une utilisation ultérieure.
Cette approche présente plusieurs avantages techniques et économiques :
- aucune détection de chaleur nécessaire,
- protocoles allégés avec moins de traitements hormonaux,
- utilisation optimisée de la semence sexée,
- possibilité d’utiliser plusieurs taureaux sur une même collecte afin de diversifier les accouplements,
- intervention directement en élevage grâce aux équipes AURIVA.
Les résultats obtenus* ces dernières années par les équipes AURIVA témoignent de la performance et de la maîtrise de cette technologie, avec en moyenne :
- 5 embryons viables par séance d’OPU en moyenne ;
- 50 % de taux de gestation après transfert d’embryons frais ;
- 45 % de taux de gestation après transfert d’embryons congelés.
Il est également notable que les performances obtenues avec la semence sexée sont similaires à celles obtenues en semence conventionnelle, tout en offrant davantage de possibilités pour orienter le renouvellement et la production des élevages.
Une première opération terrain pour préserver la race Villard-de-Lans
Le 22 avril dernier, AURIVA a déployé une première opération d’OPU-FIV en ferme dans le Vercors, à l’initiative de l’OS RAR, dans le cadre d’un programme de préservation de la race Villard-de-Lans face aux enjeux sanitaires actuels (brucellose, DNC…).
L’objectif : sécuriser et accélérer la préservation génétique de la race grâce à la production d’embryons sexés. Après un génotypage complet de la population et avec seulement 29 taureaux disponibles dans la race, cette opération représentait un enjeu stratégique majeur.
« Nous voulions anticiper d’éventuels problèmes sanitaires avant l’été et sécuriser rapidement les meilleures souches de la race. Avec un effectif limité de reproducteurs disponibles, l’OPU-FIV représentait une solution particulièrement adaptée pour produire des embryons sexés et préserver la variabilité génétique de la race », explique Cédric George Batier, directeur de l’OS RAR.
En une journée, les équipes AURIVA sont intervenues dans trois élevages sur 13 donneuses (9 Villard-de-Lans, 3 Holstein et 1 Montbéliarde). L’opération a permis de produire 83 embryons au total, dont 65 en Villard-de-Lans et 54 biopsés, soit près de la moitié de l’objectif fixé pour le programme.
Parmi les éleveurs mobilisés, Anne Revol, éleveuse au GAEC de la Ferme de la Cime du Mas à La Chapelle-en-Vercors et présidente de la section Villard-de-Lans au sein de l’OS, avait mis à disposition trois donneuses pour cette première opération. « Nous connaissions déjà l’OPU-FIV en station, mais c’était une nouveauté sur la ferme. La préparation est beaucoup plus légère qu’en collecte et transfert embryonnaire classique et plus confortable pour les animaux. Nous avons aussi apprécié la possibilité de réaliser plusieurs accouplements à partir d’une même donneuse. L’équipe nous a très bien accompagné et a pris un très grand soin des animaux, si c’était à refaire, nous recommencerions », témoigne-t-elle.
Cette première journée illustre pleinement l’intérêt de l’OPU-FIV en ferme : une technique souple, adaptée au terrain, capable de répondre rapidement aux enjeux de sélection, de conservation génétique et de sécurisation des élevages.
Afin de diffuser son expertise, AURIVA forme également des équipes biotech autonomes à cette nouvelle pratique. Ainsi, autres territoires, autres troupeaux mais même conviction de l’utilité de ce nouveau service, puisqu’en juin, une autre opération d’OPU-FIV en ferme a été réalisée avec l’équipe de Coopelso, nouvellement formée à la technique. Dans l’Aveyron et la Lozère ce sont 4 donneuses de race Simmental, Aubrac et Parthenaise qui ont permis la production de 30 embryons sur 43 ovocytes prélevés.
Une expertise reconnue en biotechnologies
Avec plus de 12 000 embryons produits depuis 2009 au sein de son laboratoire de Denguin, AURIVA dispose d’une expertise reconnue dans les biotechnologies de la reproduction.
L’OPU-FIV en ferme vient compléter une offre déjà structurée autour de la collecte et du transfert embryonnaire (TE) et de l’OPU-FIV en station (en pension ou en ambulatoire). Ce nouveau service illustre la volonté d’AURIVA d’investir durablement dans l’innovation génétique et de proposer aux éleveurs des solutions concrètes, performantes et adaptées aux réalités du terrain.
Articles Similaires



